À chaque fois qu’on vous demandera si vous pouvez faire le travail, répondez : ‘Bien sûr que je peux’. Ensuite travaillez à savoir comment le faire. (Theodore Roosevelt)

p1000897  Bon d’accord j’étais encore endormie lorsque j’ai enfin pu boire mon café, ce matin. Bon d’accord, je traînais encore un peu dans le dernier rêve que j’avais fait et qui ma foi, était plaisant.
Mais le café, normalement c’est fait pour se réveiller. Et là, même après quelques gorgées, je regardais des chameaux qui se promenaient sous mes fenêtres !!
Si on résume la situation, je vis en pleine ville, au bord de la mer à l’entrée du port, dans la France du Sud où normalement on ne voit pas ce genre d’animal. Je vois plutôt des allées et venues de paquebots qui sillonnent les mers et déversent régulièrement des passagers venus des quatre coins du globe. J’ai appris l’existence de noms de villes inconnues grâce aux bateaux de croisière qui se garent régulièrement ici et que je regarde souvent même sans voir. Internet et les moteurs de recherche m’ont appris que Mata-Hutu était la capitale de Wallis et Futuna par exemple et même que le village le plus proche s’appelait Aka’aka…
Mais des chameaux…
Après quelques gorgées de café encore et une surprise grandissante, je me suis rappelée qu’en fait, le cirque qui s’était installé là avait une ménagerie assez importante et ces quadrupèdes en faisaient partie ainsi que les lions qu’on entendait rugir à l’heure de leur repas surtout ou les éléphants que l’on pouvait voir près de la deuxième tente.
Habiter en ville c’est parfois étonnant !

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Un homme doit être assez grand pour admettre ses erreurs, assez intelligent pour en tirer des leçons et assez fort pour les corriger.( John C. Maxwell)

    p1000895   Le vent commence à se lever sans se presser. Tout à l’heure, on voyait quelques moutons blancs sur la mer bleue marine et depuis leurs “copains” sont arrivés et maintenant le troupeau commence à être conséquent. Ils ont annoncé un mistral à 90km/h ! Bientôt la transhumance…
On a du soleil, ouais. Mais toujours du vent…
Ce matin, j’ai commencé par arroser les plantes (avant-hier, j’ai encore oublié).   

     Je me suis fixée un jour dans la semaine où je fais le tour des arrosages. Et si je n’y pense pas le samedi, c’est le dimanche, le lundi ou le mardi… Le yucca a vraiment une drôle de gueule. Le marchand consulté à qui j’avais amené une feuille, m’a dit sur un ton sans répliques possibles qu’il était infesté de cochenilles. Et il m’a vendu un produit du style super toxique. C’était il y a déjà un bon moment, l’an dernier. Il faut mettre du produit deux fois par semaine. Et surtout ne pas le respirer, ce produit. Il est très fort… Et très inefficace, aussi. Le yucca continue à faire des feuilles qui noircissent et que je coupe. Il est tout déplumé, maintenant. Depuis quinze jours je ne lui donne plus de produit et je l’ai mis un peu plus devant la fenêtre pour qu’il ait du soleil. On dirait que ça va mieux. Mais ce n’est pas encore ça, il a vraiment un air déplumé !! (Pour une plante sans plumes, ça fait un style.)


Ensuite j’ai préparé le dessert pour midi. Ce sera du clafouti aux pommes. Puis le jus d’oranges pour le magret aux oranges qui vient avant.
Il est 11 H 33. J’ai un petit moment avant de retourner pour faire cuire le riz. Alors je le passe en votre compagnie ! Vous allez bien ?

    Bon, rien de spécial, quoi. C’est l’hiver.

La vie, c’est 10% ce qui vous arrive et 90% comment vous y réagissez. (Charles R. Swindoll)

p1000899       Le soleil donne un avant goût de la saison à venir en venant effleurer du bout de son rayon les îles qui trônent majestueusement dans la baie. Tiens, à propos de majestueux ! Un paquebot arrive d’Algérie. Les passagers sont agglutinés sur la passerelle et regardent la ville qui semble se réveiller. Non, ce n’est pas vrai. Elle ne semble rien du tout. Depuis un bon moment elle s’agite et frémit dans un bruit de fond incessant. C’est moi qui semble me réveiller. Mais malgré le café avalé tout à l’heure j’ai du mal.

Aujourd’hui. Un petit soleil tranquille. Je décide donc d’aller chez le marchand de valises, à côté des nouvelles Galeries, où je peux en trouver une à 15€, m’a-t-on dit. Et comme la mienne a une roulette qui a spleeté, que celle-ci est encore plus grande et avec plein de poches inutiles dans lesquelles tu peux perdre plein de trucs et surtout ton temps à les chercher, direction Centre Bourse !

Galère N°1 : Je décide de prendre la voiture pour y aller, ayant la flemme de marcher 20mn pour y  aller.

Galère N°2: Un camion de déménagements bloque la circulation car il est garé au milieu de la rue. Comme il n’y a qu’une file de voitures pour passer, qu’en face il y a le bus (et l’arrêt de bus où il stationne un moment), il y a des voitures en face qui ont doublé et qui attendent que le camion (pas de déménagements) qui tournait dans la rue St Jean, vers le Vieux-Port passe. J’ai la musique dans la voiture et j’écoute avec intérêt je ne sais plus quoi en secouant la tête en rythme…

Galère N°3: Bon, j’ai finalement réussi à passer. Je me retrouve un peu plus loin. Là, c’est un camion de la mairie qui bloque la rue. On ne peut pas passer. Je décide de faire une marche arrière et de passer par les quais.

Galère N°4: De grands travaux bloquent toute circulation. Les embouteillages aussi. Je monte le son. En fait, ils refont les signalisations sur la route. Les lignes blanches sont repeintes en jaune, un peu plus loin. Un panneau indique que la Canebière est à sens unique depuis le 5 mars. Des plots en béton signalent qu’il y a des travaux et ils s’étendent à l’infini, j’ai l’impression…

 

Je fais demi-tour. Le camion qui bloquait la rue est parti, depuis le temps que j’attends.

Galère N°5: Le magasin des valises n’est pas encore ouvert. Comme il n’y a pas d’indications indicatives, je ne sais pas s’il faut attendre une heure ou plus.

Galère n°6: En rentrant, je passe par le port. En fait, c’est tout le quai du Port qui est embouteillé. Ils ont encore élargit les trottoirs et mis des parkings payants de l’autre côté. Déjà qu’on passait difficilement…

Galère n°7: Faut trouver une place pour se garer. Je monte le son pour mieux réussir ma manœuvre.

 

Comme pour se faire pardonner des petites misères de ce matin, le soleil vient doucement me susurrer sa chaleur sur le visage. Tout en fredonnant un air bien connu, je rentre tranquillement à la maison. C’est là que je passe à l’ombre. Une partie, du moins. Le nez reste au soleil ou plutôt c’est le soleil qui reste au nez…

Je louche pour regarder ça.
Et Pof ! Le vent tourne !

Et je reste avec les deux yeux qui regardent le nez…

Ah, c’est malin !

Conclusion : Fais gaffe, si t’as du soleil ! Surtout ne regarde pas, si tu passes à l’ombre !

Celui qui est serein ne cause pas de troubles aux autres ni à lui-même. (Epicure)

 

p1000896Programme ce matin : Acheter du pain. C’est vraiment passionnant !

En tout cas, ce n’est pas ennuyeux…

Lorsque je suis arrivée devant la porte d’entrée et que je l’ai ouverte, j’ai entendu les crissements de pneus d’une voiture qui devait rouler assez vite et qui avait du freiner assez rapidement non loin. Je ne pouvais la voir à cause du palmier qui masquait tout de ses palmes déployées, dehors, mais l’intensité du son laissait présager une scène proche.

Lorsque la porte d’entrée s’est refermée d’un claquement discret, une fusillade a éclaté. Elle a duré un bon moment.

Le moment où je suis sortie et où je suis passée devant le réalisateur il disait à sa scripte « OK baby, cette scène est bonne on la garde ».
Et oui, ils tournent un film.

La voiture qui se gare en faisant crisser les pneus, la pétarade des armes à feu, tout ça c’est du film. On pourra le voir prochainement à la télévision…

Il était environ 9h32, lorsque je me suis élancée. J’ai traversé la rue St Laurent, avant qu’un véhicule lancé à toute vitesse, ne me réduise en bouillie matinale étalée sur le macadam. Ouf ! J’ai eu chaud !

Et ce n’était pas fini !

A ce moment là, un petit rayon de soleil timide est venu me saluer comme s’il applaudissait ma venue rapide sur le trottoir…

C’est vrai qu’il  faisait bon, c’est vrai que j’ai fermé les yeux pour mieux goûter le bonheur de me promener …

Et puis j’ai crié le mot qui prouvait que j’avais bien reconnu ce dans quoi j’avais marché les yeux fermés ! Je n’aime pas les chiens qui salissent tant et qui nous empêchent de marcher les yeux fermés lorsqu’on savoure un instant.

Bon, je passe sur la baguette oubliée à la boulangerie, en partant, et l’excuse en bois que j’ai trouvé quand je suis retournée la chercher.

Je suis passée au bar tabac, aussi. Surprise ! J’ai gagné au loto ! 80€.

Il y a des gens pour qui le quotidien est une mélasse fade et insipide. J’ai envie de leur dire de venir faire leurs courses ici…

Hier soir j’ai fait une nouvelle recette trouvée sur Google : des crevettes aux poivrons et au paprika. J’ai rajouté un peu de piment, fait réchauffer le riz qui restait dans le machin en bambou chinois et je me suis régalée. Merci Google !

 

 

Si vous pensez que vous allez aimer quelque chose, faites-le. Sinon, vous allez vous donner des coups de pied dans le derrière pour le reste de votre vie. (Joe Penna)

p1000894C’est un film en trois parties à peu près de même durée.

Mais d’abord, le titre :

La sexualité des Fourmis Vertes en Papouasie du Sud.

 

1ère partie : Documentaire animalier sur les fourmis vertes qui sont en fait des “nettoyeurs” de la jungle. Elles bouffent tout ce qui est pourri, tout ce qui est excrément des autres animaux. Hors, ces fourmis sont parfaitement daltoniennes et ne diffèrent en rien des fourmis rouges qui sont des “pollueurs”(sauf par la couleur, bien sûr). Bref, lors de l’accouplement, elles ne se rendent pas compte de la couleur du partenaire. Quelques temps après, naissent des fourmis rouges. Sauf si les bébé insectes suivent un régime de plantes qui poussent là-bas (des Galéjadus primus) on a des fourmis rouges et plus de vertes. La population se raréfie. Il faut dire que les plantes Galéjadus primus deviennent de plus en plus rares à cause de l’effet de serre.

 

Voilà la deuxième partie. L’effet de Serre. En reprenant le titre, on peut déjà dire que la Papouasie c’est très loin. Si on demande à dix personnes de nous expliquer où ça se trouve, on aura peu de réponses sensées. Et pourtant elle existe ! C’est comme l’effet de serre. Même si on ne le voit pas, il est là…

Pour reprendre le titre, si on demande à dix personnes si les fourmis ça peut être vert dans notre monde, la réponse sera invariablement la même : Ben non ! Qui en a entendu parler de ces “nettoyeurs” ?

Il faudrait faire quelque chose pour que ces “nettoyeurs” continuent à préserver la jungle. Mais qui s’en soucie ? Des illuminés, oui. Pourtant, même si la jungle est à des milliers de kilomètres de chez nous, l’influence est non négligeable et il faudrait s’intéresser à la question avant qu’il ne soit trop tard…

 

Et c’est là que la troisième partie entre en jeu : Les pollueurs…

En délirant sur le “nous aussi on est parfois daltoniens et on ne voit pas les pollueurs qui infestent notre vie”.
Tout un programme…

(de documentaire animalier, on bascule sur un documentaire humain…)

 

Ceux qui pensent que c’est impossible sont priés de ne pas déranger ceux qui sont en train d’essayer.

p1000852   Demain, à 10h30, une grande manifestation se déroulera. Le départ est prévu devant la Préfecture et le cortège devrait arriver devant la Mairie. Les délégués seront entendus par le maire. En effet, il est inadmissible qu’on continue à délocaliser à tour de bras. Bon, on avait les entreprises qui produisaient leurs matières premières dans des pays lointains où la main d’oeuvre est bien moins chère et puis là on a le Pôle Nord qui a été délocalisé ici. Je pense qu’on doit ressentir les effets du froid partout en France…  Faut pas laisser faire ! Faut agir !
J’espère qu’il y aura beaucoup de monde. Un café chaud est prévu ensuite à la maison, et si on les commande, on aura même droit à des croissants !!
Non, là je rigole dans l’espoir que ce soit contagieux.
C’est moi qui viens. Ou plutôt nous.
Grâce aux merveilles de la technique. J’ai cité ici : la toile, le blog, le web.

 

La joie venait toujours après la peine. (Guillaume Apollinaire)

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Pratiquement tous les jours, je croise des touristes qui ont cet air de nouveau en voyant du vieux. La ville est très vieille. 2600 ans ce n’est pas rien. Et ces voyageurs regardent les maisons comme si chez eux il n’y en avaient pas, les voitures comme s’ils ne se déplaçaient qu’à vélo ou à pieds, les gens comme s’ils avaient l’habitude d’être seuls au monde.
Nouveau est un mot utilisé souvent en publicité. Comme si la sensation provoquée par quelque chose de très différent allait nous éblouir indéfiniment dans la journée effaçant ce qui nous pèse dans la répétition du quotidien. Une impression si fugitive et si agréable. Et puis ensuite, il va falloir encore chercher cet étonnement provoqué par l’original, la naissance, l’inconnu.
Lorsque je vais acheter mes poireaux, j’essaye sérieusement d’avoir ce regard que j’ai croisé qui exprime tant de stupéfaction. En choisissant mes légumes, je m’extasie sur leur forme et leur couleur et je me demande le plus sérieusement possible s’il faut faire frire ces drôles de trucs avant de les déguster, s’il faut les faire bouillir ou si les manger crus suffit pour se délecter.

En rentrant à la maison, je continue l’exercice en me demandant comment transformer un vieux truc en quelque chose de neuf. Les vacanciers ont fait des milliers de kilomètres (à en juger par la langue qu’ils parlent) pour découvrir ce que je peux voir en quelques mètres. Il suffit pour cela que je change ma façon de marcher par exemple, pour qu’une habitude machinale devienne tout à coup un évènement fatigant si je me déplace à cloche-pied, comique si j’esquisse un pas de danse, ou alors surprenant si je me creuse un peu les méninges. En fait, le nouveau est juste caché par l’ancien qui est devenu tellement ordinaire et usuel qu’on a fini par l’adopter sans vraiment choisir.
Ce matin j’ai choisi de débusquer l’inhabituel dans l’usuel quotidien. Vous devriez essayer, c’est assez déroutant, parfois.